Ateliers sur mesure « Chemins de vie et transitions »

anticipons-sereinement-4sep16Prochains ateliers : « Anticipons sereinement une fin de vie digne »

LE MANS vendredi 23 juin après-midi

Mayenne, Laval, Paris, Bar-le-Duc et où peut-être dans votre ville…

Ateliers dans des lieux publics et privés

Les transitions petites et grandes jalonnent nos vies. Le changement nous attire et nous rebute, nous coûte… L’entraide et l’accompagnement sont précieux pour traverser ces transformations qui vont s’accélérant. Ces ateliers apportent des éclairages extérieurs tout en permettant de les intérioriser directement.

En quoi ça consiste ?

Écoute des autres et de soi, échanges, ouverture, expression, créativité, informations : mes ateliers proposent des activités apaisantes visant à diversifier et enrichir notre regard, nos considérations et notre approche de la vie. Je transmets des « outils » simples, par la pratique, pour qu’ils soient faciles à utiliser ensuite.

Modalités

AnAm 2015 tout est possibleOù ?
Ils peuvent se dérouler dans un lieu public (salle
associative, salle privée de café ou autre) ou privé (chez l’habitant), à la demande d’une organisation, d’une entreprise ou d’un particulier.

Qui ?
La personne qui le suscite choisit le thème — les ajustements sont possibles — et fait venir des participants, avec mon soutien technique (documents de communication, conseils…).

Comment ?
Nous convenons d’une date, d’un contenu, d’un titre, d’une durée, etc. et nous répartissons les tâches d’organisation. J’apporte le matériel nécessaire. Un tableau (noir ou blanc) ou un chevalet de peinture est très utile.

Combien… ?
Le nombre de participants est limité à 12 ; une partie des activités se déroulent en sous-groupes ce qui permet à chaque personne de s’exprimer.
La durée minimale est de 2h. Ça passe très vite. Je respecte strictement la durée prévue. Je reste disponible pour ceux qui veulent prolonger un peu.

Combien ça coûte ?
Dans une phase transitoire, je les anime dans un cadre associatif en attendant d’avoir à nouveau un statut professionnel, autant que possible au sein d’une équipe. Je les propose en paiement libre et conscient en fonction de la satisfaction et des revenus.
Je tiens à ce que le paiement ne soit pas un frein pour des personnes motivées. J’accepte du troc sur entente préalable et des monnaies alternatives (Monnaie M… et bientôt le Sou, monnaie libre mayennaise).

Thèmes

La transition en soi et dans le groupe, la société…
• Des outils de coopération pour changer de paradigme (sortir des rails de la pensée du vieux monde)

Permaculture ménagère ludique : éloge de la paresse économe et créative
Coopérons pour créer le monde que nous voulons

• Transition individuelle et collective, un couple fusionnel ?
• La transition vers une vie sobre en énergies fossiles et riche de sens
• Monnaies alternatives : système d’échanges local, monnaie locale complémentaire, monnaie libre… et notre relation à l’argent
• L’époustouflante biodiversité de nos intelligences, pépite pour les transitions
• Lire libres livres, une veillée où chaque participant-e présente un livre qui l’a marqué-e et touché-e… et peu ou prou transformé-e.

La transition finale – la fin de notre expérience corporelle
• Anticipons sereinement… une fin de vie digne

Prochain atelier : fin-de-vie-digne-affichette-12dec16
– Le corps en fin de vie et la mort (affichette de l’atelier du 18 juillet)
les funérailles
     – le testament  (matériel, spirituel, affectif…)
• Diversité et innovation dans le monde funéraire 

Réticences, peur et évitement du conflit : comprendre, apaiser, rebondir
• Comprendre les violences infligées à la Terre et à l’Humanité pour en sortir

• Les conflits, tensions et autres situations difficiles : des tremplins pour évoluer
Etc.

« Quand nous prendrons conscience de notre rôle, même le plus effacé, alors seulement nous serons heureux. Alors seulement nous pourrons vivre en paix et mourir en paix, car ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort ».
Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes, Gallimard Folio, 1980, p. 178.
Cité par Jacques Lecomte, Elixir de bonheur, Dunod-InterEditions, Paris, 2010, p. 113.

Contact pour les ateliers :

commentaire ci-dessous, ou appel ou message +336 89  26 37 49

anticipons-sereinement-4sep16

2016 : j’accompagne aussi la transition personnelle et le « grand voyage »

AnAm tourbillon 23-4-16

Ma devise « coopérer, innover, anticiper » convient aussi à ma nouvelle vocation, celle d’accompagner les transitions de la vie, y compris la fin de vie, la mort et le deuil. Ces nouvelles activités vont coexister avec celles de formatrice en tourisme et en transition, d’accompagnement du changement et des projets. Je souhaite notamment enrichir ce secteur grâce à mes compétences en gouvernance, complètement en phase avec ce que décrit Frédéric Laloux dans son livre récent qui rencontre un succès phénoménal.

L’anticipation sereine, la coopération et une vision nouvelle (globale, incluante, créative, transformant les contraintes en leviers) sont mes principaux thèmes de formation et de conférence depuis 2011. La médiation relationnelle et culturelle et la réconciliation font partie de mes fils conducteurs.

Une force intérieure nouvelle me pousse à œuvrer dans l’accompagnement des transitions tout au long de la vie, du vieillissement, de la mort et du deuil. Depuis 2015, je recueille des informations en tous genres…

passage 23-4-16

  • J’explore les alternatives, par la presse, internet, les rencontres, les interventions publiques… Ainsi je me rends compte que ma nouvelle vocation est dans l’air du temps. Le domaine palliatif et funéraire évolue, un nouveau monde est en marche, ici aussi !
  • Je participe à des ateliers, rencontres et formations qui m’enrichissent et m’épanouissent. La mort, ce n’est pas triste, c’est la vie dans son intensité maximale.
  • J’ai effectué trois stages en pompes funèbres et j’y ai été très bien accueillie. J’adresse de très chaleureux remerciements à mes collègues de Laval, Mayenne et Paris 15e, tous motivés et dévoués pour accompagner au mieux les familles. C’est un secteur professionnel difficile, exigeant, délicat, éprouvant et… mal rémunéré.
  • Les nombreuses rencontres fortuites complètent ces expériences, ces recherches et mes lectures.
  • Quelques exemples de brèches ouvertes, de projets et de traditions d’ici et d’ailleurs, de lectures et autres sources, dans mes articles récents, par exemple La diversité méconnue dans le monde du funéraire.
  • Les Journées du Grand Passage au domaine de Chardenoux (71), du 25 au 28 mars 2016,
    m’ont beaucoup enrichie et ont suscité de très belles rencontres.

Je ressens profondément le besoin de services plus différenciés, notamment dans le domaine des cérémonies laïques, et des services funéraires. Je défiis progressivement mon rôle et ma place parmi les nombreux besoins auxquels mes compétences peuvent apporter des réponses respectueuses et sur mesure, facilitant la réconciliation avec soi, ses proches, la vie, la mort…

AnAm-Laval-mai-15

Anam, mai 2015

Il est des cérémonies funéraires qui vous transportent par leur beauté, leur puissance de communion.

La perte d’autonomie mène souvent à des choix très délicats, qui méritent d’être accompagnés tout en finesse par un tiers neutre.

Bien en amont, le fait de considérer la vie en ayant conscience de sa fragilité et des contingences de sa phase dernière (pour soi et pour ses proches) augmente le champ de conscience.

Notre civilisation occidentale est une exception culturelle qui a évacué la mort et la vieillesse et les a rendues redoutables, inacceptables. Nous pouvons puiser dans les sagesses, les cultures, les traditions du monde entier pour nous réconcilier un tantinet avec cette phase et ce passage.

  • « La plupart de nos contemporains, en Occident, refusent l’idée même de la mort, et à plus forte raison celle qu’on puisse vivre avec elle et l’approcher le jour venu consciemment et paisiblement.  Se réveiller le matin en se souvenant que l’on est mortel, comme on le fait dans certains monastères, paraît d’un autre temps.De même, la sagesse des bouddhistes, qui acceptent la mort comme faisant partie de la vie, semble exotique. Celle de ces Indiens d’Amérique ne l’est pas moins, qui portent leur mort sur l’épaule gauche, tel un oiseau invisible, conscients d’être seulement de passage sur cette terre. Pourtant, de l’avis de tous, ces « sagesses » non seulement aident à vivre, mais donnent à la vie son poids de sens et sa valeur ».

Jean-Yves Leloup & Marie de Hennezel, L’art de mourir, 1997 (réédition Pocket).

De plus, les progrès de la médecine permettent depuis une cinquantaine d’années de réanimer des personnes en état de mort clinique, et les témoignages de l’incursion « côté lumière et Amour » abondent et concordent, en voici des témoignages à la télé (France 2, émission « toute une histoire »), « J’ai vécu une expérience de mort imminente ». Je suis éberluée par la pléthore d’éléments mettant à mal, y compris avec toute la rigueur scientifique, la conception matérialiste de la vie et de la mort qui m’a été inculquée.

Voici un joli petit film de 44 minutes de Tistrya, montrant une jeune femme qui est allée très loin dans son expérience de mort imminente (EMI), avec des bribes d’autres interviews et de belles images pour nous aider à nous ouvrir à son expérience. Les similitudes avec les autres témoignages sont extrêmement frappantes (vous le constaterez si vous regardez d’autres vidéos… notamment le neurochirurgien Eben Alexander qui avant sa méningite foudroyante était agnostique, la rayonnante Indienne Anita Moorjani (qui était en phase terminale de cancer généralisé) — désolée ces deux sites sont en anglais seulement, le livre d’Anita existe en français — et tant d’autres avec ou sans notoriété, ce que confirment depuis des décennies toutes les études, notamment celles du Docteur Raymond Moody dès les années 1970. Le Docteur Elisabeth Kübler-Ross, mondialement reconnue, en fait également état, notamment dans l’ouvrage au titre ô combien juste à mon sens, La mort est une question vitale (Albin Michel, 1996).

Contes, créations faisant participer les personnes en fin de vie et leurs proches, écoute profonde, assemblage de services pour soulager, et… funérailles à domicile sont quelques-unes de mes pistes de prestation.

Je m’intéresse aussi aux cimetières paysagers et forestiers, aux tombes paysagères. Et aux cimetières passagers… voir  l’humusation et autres innovations dans mes articles sur la diversité méconnue.

 A suivre !

Si vous souhaitez répondre à un questionnaire pour m’aider à tracer ma voie, contactez-moi !

Après une quinzaine d’années dans le tourisme culturel (1989-2004), j’accompagne aussi le « grand voyage », les points communs sont nombreux, et certains parallèles sont suggestifs ! Tout changement, dans la vie active ou la perte d’énergie et d’autonomie, requiert de l’adaptation, du renoncement, un travail de deuil…

Intelligence et créativité collectives

Mes différentes approches se fécondent mutuellement et facilitent les initiatives citoyennes et l’empowerment (conscience de notre capacité individuelle et collective d’action et de transformation sociale). AAmbles fecondations croisees

 

 

pour 2017

voeux-anne-ambles-2017

Ou en pdf

Directive anticipée et testament : j’y pense et puis j’oublie ?

Ce n’est pas l’activité la plus réjouissante qu’on puisse imaginer.
Et si on s’y mettait à plusieurs, avec bon humour et bonne humeur ?

AnAm jaillissement printemps 2016 av-aq

« Dansez sur moi le soir de mes funérailles
Que la vie soit feu d’artifice

Et la mort un feu de paille »
Claude Nougaro Écouter, lire les paroles

Il semble que bien peu de gens soient complètement indifférents à ce qui se passera pour eux à la fin de leur vie, au moment de leur mort et après.

L’affichette de mon atelier sur ce thème

Cet atelier peut être organisé chez vous, ou dans un lieu public près de chez vous, en coopération. Voir la page « ateliers sur mesure ».

Avez-vous pris des dispositions ? En avez-vous l’intention ? Voici quelques aspects :

  • quels traitements et interventions médicaux préférez-vous éviter en cas de maladie grave ou autre délabrement physique ou mental ? Où vous situez-vous entre l’hospitalisation systématique et mourir chez soi ?
  • avez-vous trouvé dans votre entourage la « personne de confiance » qui fera respecter vos choix si vous n’en êtes plus capable et si oui, l’avez-vous désignée explicitement ?
  • quel traitement du corps voulez-vous à partir du décès ?
    • soins (chirurgicaux et chimiques) de conservation ?
    • don d’organes ?
    • crémation ou inhumation ?
    • et tout ce qui en découle…
  • quel genre de funérailles souhaitez-vous ? Austères ? Joyeuses ? Simples ? Solennelles ? Intimes ? Religieuses ? Un rituel laïc ? A dimension spirituelle ?
  • avez-vous des orientations à transmettre pour faciliter le traitement de vos biens matériels (objets, propriétés, épargne…) et des éventuels écrits, photos, films et autres traces personnelles et familiales
  • si vous avez des enfants ou autres personnes à charge, avez-vous pris vos dispositions ?
  • qui doit exécuter vos « dernières volontés » et accompagner la succession ?
  • anticiper est une chose, s’orienter dans le labyrinthe des contrats et assurances obsèques en est une autre…
  • et plus en amont, avez-vous pensé à votre éventuelle perte d’autonomie et à la question souvent douloureuse de la maison de retraite ?
  • si vous en voyez d’autres, merci d’avance pour vos commentaires !

Quelles sont vos motivations pour anticiper ?
Contrôler, maîtriser le plus possible ? Limiter l’accablement de vos proches dans les moments difficiles ? Éviter les facteurs de discorde et de méfiance entre vos proches ? Avoir des funérailles sur mesure, à votre image, et que le traitement de votre corps déclaré mort respecte votre vision personnelle de la vie ? Contribuer à l’évolution des mœurs (très figées) dans ce domaine ?

Exemples pour les funérailles :
un homme mur qui a choisi d’arrêter les traitements a voulu des funérailles « simples et joyeuses »…
Un jeune grand-père en pleine santé a tout prévu, jusqu’aux poèmes que devront lire ses enfants, et il les leur a déjà fait répéter…
D’autres préfèrent laisser entière latitude aux proches…

Êtes-vous partant-e pour un atelier créatif pour réfléchir
à ce qui importe pour la fin de votre vie, et celle de vos ascendants ou similaires,
dans la bonne humeur et le bon humour ?
Préférez-vous une consultation personnelle ?

Anticiper plutôt que subir…
Réfléchir et signifier, quand il est encore temps…

La directive anticipée (ou les directives anticipées), qu’on appelle aussi « testament biologique », est la partie médicale du testament, des « dernières volontés ».

L’Association Médicale Mondiale en propose une synthèse très claire, engageant toute personne à spécifier ce qu’elle souhaite pour le cas où son état de santé se dégraderait au point de poser la question de continuer ou non les interventions thérapeutiques. Il est également très fortement conseillé d’actualiser cette directive en fonction des évolutions.

220px-Testament_de_Napoléon_Ier._Page_5_-_Archives_Nationales_-_AE-I-13-21a

Il importe d’écrire, ou à défaut de dire devant témoins, ce que l’on souhaite pour sa fin de vie et ce qui s’ensuit. Une fois qu’on a écrit, il faut dire à plusieurs personnes où se trouve cet écrit, et mieux leur en laisser une copie.

Concernant le testament (corps, personnes à charge et biens matériels), un dossier pratique officiel très complet est disponible. Voici en outre les conseils de Notaires de France.

Voyez-vous de qui est le testament ci-contre ?

Une formule à 26,92 € existe pour déposer chez le notaire son testament olographe, c’est-à-dire entièrement manuscrit par soi-même. Ce texte rejoindra le fichier central des dispositions de dernières volontés, consultable pour 18 €.

Vos commentaires et critiques seront les bienvenus !
Concernant cet article et les autres…

Vos commentaires et critiques seront les bienvenus !

La diversité méconnue du monde funéraire – 2 : cercueils, linceuls, urnes

Ecoffin-model bamboo-ecoEcoffins, entreprise anglaise spécialisée dans les cercueils 100 % naturels et biodégradables, de fabrication locale ou de Chine ou d’ailleurs, issus du commerce équitable (première entreprise certifiée commerce équitable en RPC).Ecoffins-modele English Willow Round-colours

ecoffins-modele Garden

 

 

 

SunRising-model April

 

Des cercueils en osier local du Somerset (Grande-Bretagne), qu’on peut venir voir tisser…  ci-contre

Un cercueil en carton recyclé au logo du cimetière – réserve naturelle Sun Rising (« Soleil Levant ») en North-Oxford (Grande-Bretagne). Ci-dessous. L’urne similaire est cubique.

Sun Rising Hare cercueil.png

D’autres exemples britanniques de cercueils et capitons ou linceuls éco-responsables.

Alveus, coopérative funéraire belge, pour des funérailles bénéfiques à la société. Cercueil et linceul éco-responsables…

En Grande-Bretagne, le cercueil n’est pas obligatoire. De belles funérailles écologiques sont possibles dans un linceul naturel.

attelage linceul IMG_4134.JPG

 

My beautiful picture

My beautiful picture

 

Le centre de la Mort Naturelle offre un conseil neutre et propose de belles idées en images…

 

 

 

Une transition sociétale dans le domaine funéraire ?

article en cours de rédaction – commentaires bienvenus, encore plus que pour les autres pages !

Le mouvement mondial de Transition initié à Totnes (Angleterre) en 2006 par Rob Hopkins (plusieurs entretiens dans le film Demain) a forgé des outils très évolutifs pour anticiper un avenir sobre en énergies fossiles et d’autant plus heureux.

Au fil des années, nous (formateurs et autres citoyens actifs dans ce mouvement) avons acquis des habitudes de prospective très pragmatique. Quand il est question de l’avenir, nous mettons en jeu presque par réflexe les paramètres des tendances plus ou moins lourdes et cela produit plusieurs hypothèses en fonction du scénario qui dominera dans les prochaines années.

Pour le cadre de référence, voici les pages les plus pédagogiques que je connais : celles de mon collègue Benoît Thévard, dans son blog « Avenir sans pétrole« .
Par exemple, si on doit se débrouiller avec très peu d’énergie fossile (et cela rejaillira sur les autres sources d’énergie), il faudra optimiser les déplacements et transports, le logement (surtout le chauffage), etc., et réduire la production de déchets en produisant des objets durables, réparables et vraiment pertinents.

Outre la consommation d’énergie, les aspects de pollution et de destruction de la biodiversité sont en jeu et définissent notre empreinte écologique (proche de la notion d’impact environnemental). Petit clin d’œil pour sourire : l’empreinte c’est aussi l’emprunt (nous empruntons cette terre à nos enfants).

Qu’en est-il dans le domaine funéraire ? La fédération  des coopératives funéraires québécoise a réalisé une étude très poussée qui examine tous les aspects de l’empreinte écologique. Elle en a tiré un guide pour des pompes funèbres éco-responsables.

Un aperçu vous en est offert par la future coopérative funéraire de Nantes.

« Conservation » des corps par traitements invasifs chimiques, polluants et qui retardent la décomposition (pratique très controversée sur d’autres plans aussi), crémation énergivore et émission de dioxine, kilométrage (nombreux déplacements pour les démarches administratives, les transports de marchandises — dalles de granit de Chine par exemple —, les transports de corps, etc.), utilisation surabondante de matériaux naturels et autres, bétonnage des cimetières, obstacles à la décomposition des corps, tels sont quelques aspects évoqués.

Laetitia Royant les a inventoriés dans son livre auto-édité en 2014 et épuisé (200 ex.), Je veux des funérailles écologiques, en plaidant pour le respect du mode de vie des personnes à sensibilité écologique (« bio ») après leur décès.

La prise en charge très médicalisée en fin de vie est encore plus incompatible avec la sobriété énergétique, la conscience de notre empreinte ou impact et le respect de valeurs écologiques.

Le système de consommation actuel étant ce qu’il est, les choses évoluent lentement, grâce à nos prises de conscience, qui influent sur nos choix, lesquels à leur tour permettent progressivement à d’autres personnes de comprendre comment ça marche et de choisir en connaissance de cause, etc. De même que d’autres personnes nous aident à ouvrir les yeux par leurs comportements, leurs questionnements, leurs livres et films, leurs créations, leurs audaces… Plus nous voyons clairement les conséquences de nos actes, plus nous pouvons les faire évoluer et opérer des choix plus responsables, tout en invitant aussi nos interlocuteurs, fournisseurs, pompes funèbres, et autres, à réfléchir et à sortir des sentiers battus… et souvent destructeurs.

Ici bientôt, un rêve de fin de vie et funérailles écologiques, dans la veine du livret Alternativez-vous disponible chez votre libraire local pour 3 € !

 

De la diversité méconnue dans le monde funéraire : 1. l’organisation des obsèques, les cimetières…

Des exemples d’ici et d’ailleurs… projets, utopies, réalisations et traditions se côtoient dans un désordre voulu afin d’élargir nos horizons !

la coopérative funéraire laïque arrive en France.  Une entreprise coopérative de pompes funèbres (dans le meilleur esprit des mutuelles à leur début) doit ouvrir à l’automne 2016 à Nantes ! Le séminaire des 1er & 2 avril pour affiner ce projet était convivial, très fertile et cohérent, c’est très prometteur. Les études sont concluantes et les locaux sont trouvés. Les 4 femmes très dynamiques qui portent ce projet ont à cœur d’accompagner les coopératives funéraires françaises suivantes (c’est un des objets de l’association porteuse) : avis aux intéressé-e-s !

La presse parle de ce projet nantais novateur… « Proposer des funérailles différentes« .

De son côté, Harmonie Mutuelle crée un réseau de Maisons des Obsèques.

Illu

Alveus, coopérative funéraire belge, pour des funérailles bénéfiques à la société.

Au Québec, déjà 20 coopératives funéraires, regroupées en fédération.

En France, « L’autre rive » a deux agences à Paris et une à Lyon. C’est une création récente qui répond aux besoins actuels : des pompes funèbres créatives, éthiques et écologiques et soucieuses de poésie, de sens et de beauté, comme on peut en rêver. Le professionnel qui accueille les proches pour organiser les obsèques les suit de A à Z, y compris pour la cérémonie (principe adopté aussi par la coopérative funéraire en gestation). Merci à mon amie accoucheuse de voix pour ce contact et ses encouragements !

Une conseillère funéraire et maîtresse de cérémonie indépendante… en Allemagne. Merci à mon amie Martina, qui est parente avec elle. Ça m’inspire beaucoup.

De même la pratique de « sagefemme des morts » m’attire pour l’avenir, notamment l’exemple de Sarah Kerr au Canada. On parle aussi de « doulas pour la fin de vie », parallèlement aux doulas qui accompagnent la naissance très en amont et en aval.

2. Que faire de nos corps ?

Une pétition belge pour l’humusation, procédé écologique évitant la lourde empreinte environnementale de l’incinération et de l’inhumation… Bravo à mon ami Guy Bazin et ses acolytes pour cette initiative et la Fondation Métamorphose.

Aux Etats-Unis, un « projet urbain funéraire » (architecture & ingénierie) vise à créer des équipements de décomposition naturelle des corps. Pour un résumé en français, voir la revue Terra Eco, novembre 2015 (où vous retrouverez aussi l’humusation et un autre article).

Cross-section of an Urban Death Project facility.

3. Cimetières forestiers, paysagers, joyeux…

Au Royaume-Uni, des forêts en cours de régénération abritent des tombes. La décomposition des corps est intégrée à l’écosystème. La cérémonie en forêt est facilitée par des équipements adéquats laissant une grande latitude aux proches. Green Acres (en anglais) a cinq parcs forestiers funéraires. D’autres entreprises britanniques proposent des services similaires. Thank you Martin L. de m’avoir raconté les belles funérailles de ton beau-frère.

On peut aussi se faire enterrer dans la réserve naturelle « Soleil Levant« .

Danke schön à Martina S.B. de m’avoir signalé les forêts du souvenir en Allemagne, où les urnes sont inhumées au pied d’un arbre… j’en ai visité un près de Bingen am Rhein (et les hauts-lieux d’Hildegarde par la même occasion). Il faut bien se couvrir en hiver ou par mauvais temps car les cérémonies sont très champêtres ! En Allemagne, la crémation est presque devenue la règle générale.

J’ai visité maintes fois le « cimetière joyeux«  à Săpânța (dans le Maramureș, nord-ouest de la Roumanie à la frontière ukrainienne), et je trouve qu’il pourrait bien nous inspirer ! C’est de l’art sans prétention, qui console par sa chaleur humaine, sa simplicité, sa spontanéité : une stèle à la sculpture naïve polychromée (en bas-relief) et quelques vers à tendance humoristique au verso, selon la tradition poétique populaire.

Un autre article, sur Cultinera, une belle série de photos, sur onlinero, de Iulia Tomescu (Juby), dont une ci-dessous (et sa galerie), et une approche éclairante des Observateurs.

© Juby - 114.6 ko

Et pour l’ambiance poétique, musicale, nostalgique et surtout humoristique,
ne manquez pas d’écouter les funérailles d’antan, de Georges Brassens (contexte discographique), 1960)