EHPAD* ou statu quo à domicile ? Ni l’un, ni l’autre !

Motivations, compétences et rêves

pour des éco-voisinages solidaires inter-âges…

…en tout genre : soyons créatifs et adaptatifs.
En cas de perte d’autonomie de personnes âgées, le dilemme se réduit presque toujours à « EHPAD »* / maintien à domicile.
On oublie (comme souvent) la troisième voie…
les infinies troisièmes voies !

Constats, émotions, idées…

passage 23-4-16

Je compatis quand je vois tant de personnes âgées se retrouver malgré elles en institution, notamment EHPAD*, rarement épatant. Une mauvaise chute ou autre accident de la vie y mène trop facilement, comme un automatisme. Si rester chez soi devient trop problématique, c’est « le placement ». Et s’il existait une troisième voie, multiple, à inventer au cas par cas ?

Je vous remercie d’avance pour vos commentaires (ci-dessous  ou par tout autre canal) – ressentis, suggestions, informations, critiques, etc.

On oublie même ou on ignore qu’il existe le placement en famille d’accueil pour personnes âgées dépendantes, beaucoup plus chaleureux en général que l’EHPAD*. Certes les EHPAD font beaucoup d’efforts pour s’humaniser, mais leur principe fondateur rend très difficile une approche individualisée du bien-être et du respect.

Un bel exemple d’éco-habitat intergénérationnel improvisé est imaginé par Barbara Constantine dans le petit roman Et puis Paulette…. Une colocation hors normes est évoquée par Anna Gavalda dans son long roman à succès Ensemble, c’est tout (voir en bas de page).

Échapper aux schémas institutionnels, cela demande souvent d’anticiper. Et l’anticipation suscite force réticences !

Prenons un exemple : une personne ou un couple vit dans une grande maison et craint de devoir la quitter en cas de perte d’autonomie. Mais partager la maison, c’est impossible, il n’y a qu’une cuisine, etc., « et puis nous avons nos habitudes ».

De façon un peu crue, voici le dilemme :

  • soit vous réorganisez toute la maison, vous faites des travaux (des aides sont disponibles pour l’amélioration de l’habitat, l’ergonomie, les économies d’énergie…), vous gardez le rez-de-chaussé et le rendez facilement accessible même en cas de mobilité réduite, vous en profitez pour améliorer la performance énergétique de la maison (alléger les factures et augmenter le confort, et comme dit Cassandre, qui sait si on aura encore de quoi se chauffer en cas de crise énergétique majeure pas improbable)
    • vous faites donc le deuil d’une partie de vos habitudes, mais vous restez chez vous, peut-être bien jusqu’à la fin (au vu des nouvelles dispositions légales diminuant les risques d’hospitalisation « forcée »)
  • soit vous risquez de faire le deuil de toute la maison, son cadre et son entourage, de tout votre mode de vie, de votre liberté et j’en passe.

volute extrait petit carré

Alors inventons des métamorphoses de lieux de vie… transformons les grandes maisons, les grands appartements en co-habitats. Les pièces libérées peuvent être louées à des plus ou moins jeunes, ou concédées « au pair » : logement contre services, au cas par cas (simple présence / compagnie / services …)

Il serait utile de construire un partenariat avec des organismes d’aide à l’amélioration de l’habitat pour financer les travaux. On peut aussi instituer un viager social (éliminant les travers du viager privé, où le risque est que l’acheteur souhaite la mort rapide des propriétaires). Dans l’idéal, une collectivité territoriale pourrait accueillir et adopter ce projet pionnier et bénéficier de dérogations le cas échéant pour inventer un mode de vie soutenable demain quand la crise énergétique et systémique aura balayé notre société de gaspillage.

Voici un second exemple : dans un hameau, un village ou un quartier, plusieurs personnes sont complémentaires sans le savoir. Des personnes au chômage partiel ou total et pleines de bonne volonté, des personnes âgées isolées, des familles… s’ouvrent à la solidarité entre voisins. Si ces gens se mettent en lien, ils vont sortir de l’isolement, retrouver du dynamisme, se rendre des services, etc. Un éco-voisinage solidaire !

Et bien sûr, la colocation sous diverses formes… On peut s’inspirer du partage de jardins, de « un toit deux générations » (« kangourou » en Belgique), etc.

Souplesse, créativité, adaptation, évolution et confiance !

AnAm jaillissement printemps 2016 av-aq

Un accompagnement par un tiers peut s’avérer utile voire nécessaire, parce que les langages, les cultures et les habitudes sont peu compatibles entre eux de prime abord. De plus, la coopération (vitale dans tout écosystème) a été fortement minée par la société de consommation, et notre créativité a été plus ou moins bridée.

Mes aspirations et mes compétences

Je m’imagine accompagnant plusieurs de ces reconversions-métamorphoses et assurant aussi le suivi (je suis mobile !). Chaque fois que j’en parle, on me cite un exemple qui me conforte…

Formée à la médiation, à l’animation de démarches participatives et de dépassement des situations conflictuelles, je suis aussi très créative, et très expérimentée dans la stimulation de la créativité collective. Ensemble on est plus intelligents… des techniques relativement simples permettent de révéler cette intelligence du groupe, en commençant par mettre au jour les décalages entre la réalité (dont nous sommes co-responsables) et ce que tout le monde souhaite.

AnAm tourbillon 23-4-16Mes rêves

Je rêve de vivre moi-même dans un lieu (voir § suivant) très intergénérationnel où des personnes en fin de vie qui ne veulent ou ne peuvent ni rester chez elles ni aller en institution seraient les bienvenues, de même que des personnes en grande difficulté lors d’une maladie, des migrants, etc. Les enfants aussi, pour apprendre à l’école de la vie. D’ailleurs les tout petits et les tout vieux (ou vieux désorientés) sont souvent tellement heureux ensemble ! Ce lieu serait bien sûr interculturel. Nos différences sont nos richesses. Nous aurons aussi besoin de points communs, à nous de trouver le juste milieu, toujours évolutif et selon le nombre de personnes concernées (évolutif aussi).

✾ Un « lieu », ce peut être…

  • un habitat partagé ou groupé,
  • un voisinage solidaire,
  • et toute autre formule
  • en milieu urbain, péri-urbain, semi-rural, rural…

Les bases qui me semblent importantes :

  • une approche écologique de la vie quotidienne,
    • nous menant de plus en plus vers la soutenabilité, la sobriété heureuse, la cohérence ;
    • nous reconnectant à l’essentiel et à notre être profond, grâce au contact accru avec la terre et le vivant (jardinage, cueillettes, sorties en nature, observation, soins aux animaux domestiques… toutes ces activités ont prouvé dans mains contextes leur efficacité pour l’équilibre mental et physique) ;
    • avec une hygiène de vie croissante sans aucun dogmatisme, simplement par l’information pluraliste, le partage, l’exemple et l’émulation du collectif.
    • Appliquer l’éthique de la permaculture :dessin-pour-Lila
  • la conscience que notre mode de vie actuel n’est pas viable, et que par conséquent, notre société occidentale peut s’effondrer d’un moment à l’autre (de plus en plus de chercheurs affirment que c’est pour la prochaine décennie, lire une introduction) ;
  • des écrits évolutifs : une charte brève et des règles simples auxquelles se référer, et des temps de concertation réguliers pour faire le point avant que ça ne coince trop ;
  • des méthodes de réunion et de prise de décision dynamiques, efficaces et motivantes (adieu « réunionite », hiérarchie et autres schémas du passé) : la sociocratie, l’approche « nouveau paradigme » (cesser de vouloir contrôler, maîtriser ; faire avec la vie, comme en permaculture) et leurs corollaires.
  • la conscience que vivre ensemble s’apprend, et qu’il faut désapprendre l’individualisme dont nous a abreuvés la société de consommation ; que les difficultés face à autrui sont autant de miroirs de soi-même, autant d’occasions de grandir intérieurement, de s’alléger de ce qui entrave, de cheminer vers son être authentique ; la conscience que les conflits font partie de la vie et sont souvent « des pépites de désaccord dans une gangue de malentendus » (Patrick Viveret) ;
  • le partage de temps de parole, de silence, d’écoute, de partage, de contemplation, de création artistique…
  • l’ouverture sur l’environnement au sens large : humain, naturel, culturel, économique… parce que nos différences sont nos richesses.

La monnaie libre est un outil précieux pour réaliser ces rêves ! bandeau_FB
Voici quelques aspects non exhaustifs de son potentiel :

  • chaque personne inscrite comme co-créatrice de monnaie libre perçoit son dividende universel journalier et l’utilise à son gré.
  • la monnaie libre permet d’ores et déjà de se procurer des aliments sains et frais, divers objets et de menus services (non professionnels)
  • la monnaie libre permettra à terme d’acheter des prestations professionnelles
  • les personnes âgées peuvent par exemple rétribuer des personnes
    • qui leur font des courses, des commissions et autres démarches
    • qui font de la lecture ou de l’écriture pour elles, ou les aident à enregistrer leurs mémoires, à communiquer par internet (visio-conférence), à gérer leur compte en monnaie libre…
    • qui les aident à s’occuper de leurs animaux, etc.
    • qui les emmènent pour les sorties qu’elles ont choisies (et RV médicaux…)
    • 2-petits-dessins-mai-juin-16-e1523026687311.jpgVoire, qui les aident à se débarrasser de ce dont elles n’ont plus besoin (tri, vente en monnaie libre ou €, don, troc, mutualisation, transformation, recyclage et poubelle — si j’ai oublié une option je lirai avec plaisir votre commentaire ci-dessous).
      • D’où d’éventuelles ressources supplémentaires (vente, troc).
      • Et du lâcher prise, très utile au bien vieillir (moins d’avoir, plus d’être, s’alléger en vue du grand départ).
  • les personnes âgées encore relativement lucides et / ou valides peuvent
    • s’occuper d’enfants (sans obligation et selon leurs motivations !),
    • tricoter, crocheter, coudre, raccommoder, bricoler, réparer, etc.
    • cuisiner,
    • assurer une présence,
    • transmettre leurs savoir faire, leurs connaissances…

      • de façon formelle ou non, aux enfants et aux adultes
      • cf. les associations L’Outil en Main, par exemple à Angers
      • par écrit et par d’autres moyens d’expression, dont artistiques
  • la monnaie libre peut être simplement le vecteur de la mise en lien, et les échanges qui s’ensuivront ne seront pas forcément comptabilisés !
  • la monnaie libre peut aussi rétribuer les services d’un tiers qui accompagne le processus en transmettant la bienveillance active par la pratique… et qui aide à extraire la pépite en cas de conflit (cf. supra).
  • Nota bene. La plupart de ces aspects ne sont pas propres à la monnaie libre, simplement cet outil révèle et augmente les ressources et facilite grandement leur circulation. Cela donne une autre dimension aux liens et aux échanges.AnAm 2015 tout est possibleAnAm 2015 tout est possiblebien vieillir, vivre, mourir
Romans mentionnés :
Barbara Constantine, Et puis, Paulette…, 2012, Calmann-Levy et Le Livre de poche, 2013, Prix Marguerite-Audoux 2013, « Choix des libraires » 2013. Facile à trouver (ou faire commander) en médiathèque et librairie ! Voire en bouquinerie. Un régal. Une aventure collective sur un ton très vivant, enjoué, tendre.
Anna Gavalda, Ensemble, c’est tout. Paris : le Dilettante, 2004, et « J’ai lu » n° 8252, 2006. Très facile à trouver. Palpitant.
* EHPAD : Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Maison de retraite plus ou moins médicalisée.
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Ateliers sur mesure « Chemins de vie et transitions »

Plaquette à télécharger

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 Nouvelle proposition :
un atelier interculturel, littéraire et créatif… en balade !

 

Ateliers dans des lieux publics et privés

Les transitions petites et grandes jalonnent nos vies. Le changement nous attire et nous rebute, nous coûte… L’entraide et l’accompagnement sont précieux pour traverser ces transformations qui vont s’accélérant. Ces ateliers apportent des éclairages extérieurs tout en permettant de les intérioriser directement.

En quoi ça consiste ?

Écoute des autres et de soi, échanges, ouverture, expression, créativité, informations : mes ateliers proposent des activités apaisantes visant à diversifier et enrichir notre regard, nos considérations et notre approche de la vie. Je transmets des « outils » simples, par la pratique, pour qu’ils soient faciles à utiliser ensuite. Je relaie aussi des informations essentielles et méconnues concernant nos droits de citoyen-ne-s, de patient-e-s, et les prestations funéraires.

Modalités des ateliers

AnAm 2015 tout est possibleOù ?
Ils peuvent se dérouler dans un lieu public (salle
associative, institution accueillant des personnes âgées, service social, salle privée de café ou autre) ou privé (chez l’habitant), à la demande d’une organisation, d’une entreprise ou d’un particulier. (Cas particulier : l’atelier en balade, essentiellement en extérieur, avec  lieu de repli).

Qui ?
Le commanditaire choisit le thème avec moi — les ajustements sont de mise — et fait venir des participants, avec mon soutien technique (documents de communication, conseils…).

Comment ?
Nous convenons d’une date, d’un contenu, d’un titre, d’une durée, etc. et nous répartissons les tâches d’organisation. J’apporte le matériel nécessaire. Un tableau (noir ou blanc) ou un chevalet de peinture est très utile.

Combien… ?
Le nombre de participants est limité à 12 ; une partie des activités se déroule en sous-groupes ce qui permet à chaque personne de s’exprimer.
La durée minimale est de 3h. Ça passe très vite. Je respecte strictement la durée prévue. Je reste disponible pour ceux qui veulent prolonger un peu.

Combien ça coûte ?
Je m’adapte dans une certaine mesure au contexte et aux moyens du commanditaire.Plusieurs formules sont possibles. Je les propose dans certains cas en contribution libre et consciente en fonction de la satisfaction et des revenus.
Je tiens à ce que le paiement ne soit pas un frein pour des personnes motivées. J’accepte du troc sur entente préalable et des monnaies alternatives (notamment la monnaie libre promue par l’association « le Sou » pour la Mayenne).

Mon statut : salariée « portée » par Cadres en Mission. Cet organisme facture au client, et me salarie. J’accepte aussi les CDD et et le CESU associatif.

Thèmes

La transition en soi et dans le groupe, la société…
• Des outils de coopération pour changer de paradigme (sortir des rails de la pensée du vieux monde)

Permaculture ménagère ludique : éloge de la paresse économe et créative
Coopérons pour créer le monde que nous voulons

• Transition individuelle et collective, un couple fusionnel ?
• La transition vers une vie sobre en énergies fossiles et riche de sens
• Monnaies alternatives : système d’échanges local, monnaie locale complémentaire, monnaie libre… et notre relation à l’argent
• L’époustouflante biodiversité de nos intelligences, pépite pour les transitions
• Lire libres livres, une veillée où chaque participant-e présente un livre qui l’a marqué-e et touché-e… et peu ou prou transformé-e.

La transition finale – la fin de notre expérience corporelle
• Anticipons sereinement… une fin de vie digne
Exemple : fin-de-vie-digne-affichette-12dec16
– Le corps en fin de vie et la mort (affichette de l’atelier du 18 juillet)
les funérailles
     – le testament  (matériel, spirituel, affectif…)
• Diversité et innovation dans le monde funéraire 

Réticences, peur et évitement du conflit : comprendre, apaiser, rebondir
• Comprendre les violences infligées à la Terre et à l’Humanité pour en sortir

• Les conflits, tensions et autres situations difficiles : des tremplins pour évoluer
Etc.

« Quand nous prendrons conscience de notre rôle, même le plus effacé, alors seulement nous serons heureux. Alors seulement nous pourrons vivre en paix et mourir en paix, car ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort ».
Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes, Gallimard Folio, 1980, p. 178.
Cité par Jacques Lecomte, Elixir de bonheur, Dunod-InterEditions, Paris, 2010, p. 113.

Contact pour les ateliers :

commentaire ci-dessous, ou appel ou message +336 89  26 37 49

bien vieillir, vivre, mourir

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2016 : j’accompagne aussi la transition personnelle et le « grand voyage »

AnAm tourbillon 23-4-16

Ma devise « coopérer, innover, anticiper » convient aussi à ma nouvelle vocation, celle d’accompagner les transitions de la vie, y compris la fin de vie, la mort et le deuil. Ces nouvelles activités vont coexister avec celles de formatrice en tourisme et en transition, d’accompagnement du changement et des projets. Je souhaite notamment enrichir ce secteur grâce à mes compétences en gouvernance, complètement en phase avec ce que décrit Frédéric Laloux dans son livre récent qui rencontre un succès phénoménal.

L’anticipation sereine, la coopération et une vision nouvelle (globale, incluante, créative, transformant les contraintes en leviers) sont mes principaux thèmes de formation et de conférence depuis 2011. La médiation relationnelle et culturelle et la réconciliation font partie de mes fils conducteurs.

Une force intérieure nouvelle me pousse à œuvrer dans l’accompagnement des transitions tout au long de la vie, du vieillissement, de la mort et du deuil. Depuis 2015, je recueille des informations en tous genres…

passage 23-4-16

  • J’explore les alternatives, par la presse, internet, les rencontres, les interventions publiques… Ainsi je me rends compte que ma nouvelle vocation est dans l’air du temps. Le domaine palliatif et funéraire évolue, un nouveau monde est en marche, ici aussi !
  • Je participe à des ateliers, rencontres et formations qui m’enrichissent et m’épanouissent. La mort, ce n’est pas triste, c’est la vie dans son intensité maximale.
  • J’ai effectué trois stages en pompes funèbres et j’y ai été très bien accueillie. J’adresse de très chaleureux remerciements à mes collègues de Laval, Mayenne et Paris 15e, tous motivés et dévoués pour accompagner au mieux les familles. C’est un secteur professionnel difficile, exigeant, délicat, éprouvant et… mal rémunéré.
  • Les nombreuses rencontres fortuites complètent ces expériences, ces recherches et mes lectures.
  • Quelques exemples de brèches ouvertes, de projets et de traditions d’ici et d’ailleurs, de lectures et autres sources, dans mes articles récents, par exemple La diversité méconnue dans le monde du funéraire.
  • Les Journées du Grand Passage au domaine de Chardenoux (71), du 25 au 28 mars 2016,
    m’ont beaucoup enrichie et ont suscité de très belles rencontres.

Je ressens profondément le besoin de services plus différenciés, notamment dans le domaine des cérémonies laïques, et des services funéraires. Je défiis progressivement mon rôle et ma place parmi les nombreux besoins auxquels mes compétences peuvent apporter des réponses respectueuses et sur mesure, facilitant la réconciliation avec soi, ses proches, la vie, la mort…

AnAm-Laval-mai-15

Anam, mai 2015

Il est des cérémonies funéraires qui vous transportent par leur beauté, leur puissance de communion.

La perte d’autonomie mène souvent à des choix très délicats, qui méritent d’être accompagnés tout en finesse par un tiers neutre.

Bien en amont, le fait de considérer la vie en ayant conscience de sa fragilité et des contingences de sa phase dernière (pour soi et pour ses proches) augmente le champ de conscience.

Notre civilisation occidentale est une exception culturelle qui a évacué la mort et la vieillesse et les a rendues redoutables, inacceptables. Nous pouvons puiser dans les sagesses, les cultures, les traditions du monde entier pour nous réconcilier un tantinet avec cette phase et ce passage.

  • « La plupart de nos contemporains, en Occident, refusent l’idée même de la mort, et à plus forte raison celle qu’on puisse vivre avec elle et l’approcher le jour venu consciemment et paisiblement.  Se réveiller le matin en se souvenant que l’on est mortel, comme on le fait dans certains monastères, paraît d’un autre temps.De même, la sagesse des bouddhistes, qui acceptent la mort comme faisant partie de la vie, semble exotique. Celle de ces Indiens d’Amérique ne l’est pas moins, qui portent leur mort sur l’épaule gauche, tel un oiseau invisible, conscients d’être seulement de passage sur cette terre. Pourtant, de l’avis de tous, ces « sagesses » non seulement aident à vivre, mais donnent à la vie son poids de sens et sa valeur ».

Jean-Yves Leloup & Marie de Hennezel, L’art de mourir, 1997 (réédition Pocket).

De plus, les progrès de la médecine permettent depuis une cinquantaine d’années de réanimer des personnes en état de mort clinique, et les témoignages de l’incursion « côté lumière et Amour » abondent et concordent, en voici des témoignages à la télé (France 2, émission « toute une histoire »), « J’ai vécu une expérience de mort imminente ». Je suis éberluée par la pléthore d’éléments mettant à mal, y compris avec toute la rigueur scientifique, la conception matérialiste de la vie et de la mort qui m’a été inculquée.

Voici un joli petit film de 44 minutes de Tistrya, montrant une jeune femme qui est allée très loin dans son expérience de mort imminente (EMI), avec des bribes d’autres interviews et de belles images pour nous aider à nous ouvrir à son expérience. Les similitudes avec les autres témoignages sont extrêmement frappantes (vous le constaterez si vous regardez d’autres vidéos… notamment le neurochirurgien Eben Alexander qui avant sa méningite foudroyante était agnostique, la rayonnante Indienne Anita Moorjani (qui était en phase terminale de cancer généralisé) — désolée ces deux sites sont en anglais seulement, le livre d’Anita existe en français — et tant d’autres avec ou sans notoriété, ce que confirment depuis des décennies toutes les études, notamment celles du Docteur Raymond Moody dès les années 1970. Le Docteur Elisabeth Kübler-Ross, mondialement reconnue, en fait également état, notamment dans l’ouvrage au titre ô combien juste à mon sens, La mort est une question vitale (Albin Michel, 1996).

Contes, créations faisant participer les personnes en fin de vie et leurs proches, écoute profonde, assemblage de services pour soulager, et… funérailles à domicile sont quelques-unes de mes pistes de prestation.

Je m’intéresse aussi aux cimetières paysagers et forestiers, aux tombes paysagères. Et aux cimetières passagers… voir  l’humusation et autres innovations dans mes articles sur la diversité méconnue.

 A suivre !

Si vous souhaitez répondre à un questionnaire pour m’aider à tracer ma voie, contactez-moi !

Après une quinzaine d’années dans le tourisme culturel (1989-2004), j’accompagne aussi le « grand voyage », les points communs sont nombreux, et certains parallèles sont suggestifs ! Tout changement, dans la vie active ou la perte d’énergie et d’autonomie, requiert de l’adaptation, du renoncement, un travail de deuil…

Intelligence et créativité collectives

Mes différentes approches se fécondent mutuellement et facilitent les initiatives citoyennes et l’empowerment (conscience de notre capacité individuelle et collective d’action et de transformation sociale). AAmbles fecondations croisees

 

 

Protégé : Quoi de neuf ? Kio nova?

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Transitions dans les territoires : synergies et phases de la vie

Document recto-verso à afficher et télécharger

Mouvements citoyens, élus et autres acteurs : réussir la synergie

La transition énergétique et sociétale est à l’œuvre et s’impose de plus en plus.

Transition

Elle entraîne des changements logistiques, économiques, techniques et politiques… et donc aussi sociologiques. Dans ce contexte de plus en plus mouvant, les initiatives citoyennes, souvent considérées comme une menace voire un contre-pouvoir, peuvent devenir des partenaires et des gisements de ressources (créativité, disponibilité, liens, résilience…).

  • Comment identifier les mouvements citoyens (notamment ceux qui relèvent de la Transition) présents dans un territoire, et s’orienter dans leur foisonnement ?
  • Quelles opportunités spécifiques offrent les mouvements innovants ?
  • Comment avancer avec eux et d’autres partenaires potentiels, dans le respect des rôles et fonctions de chaque catégorie d’acteurs ?

De nouvelles formes de réunion et plus généralement de gouvernance sont nées par pragmatisme dans des entreprises depuis plusieurs décennies. Elles bousculent les habitudes et s’étendent à la vie publique, notamment via les associations.

  • Quelles sont ces nouvelles modalités d’organisation et de prise de décision ?
  • Comment en tirer parti, dans une adaptation progressive et pertinente ?

Comment inventer collectivement un (éco)système viable qui améliore le quotidien, en prenant le meilleur du passé et du présent, pour un avenir vivable et souhaitable ?

Vieillissement, dépendance, innovation sociale intergénérationnelle

Les territoires sont de plus en plus sérieusement confrontés aux enjeux du vieillissement de la population. Des lois apportent des ouvertures mais restent très méconnues :

Loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement.
Loi n° 2016-87 du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.
  • Quels rôles peuvent jouer les équipes politiques locales, en lien avec les acteurs privés économiques et associatifs, pour que le territoire soit attractif à tout âge et que l’économie locale s’en trouve fortifiée ?
  • Comment inscrire ces enjeux dans une politique de santé globale, bien vieillir, vivre, mourirresponsabilisante ?
  • Enjeux intergénérationnels et cohésion sociale : en les croisant, comment faire de ces deux défis un atout pour le dynamisme du territoire ?
  • Comment un EHPA(D), foyer-logement ou similaire peut-il devenir un vrai lieu de vie et d’animation attractif et ouvert sur son environnement ?
  • Des ateliers pour amorcer une évolution positive (tryptique couleurs)

Funérailles écologiques, gestion innovante des cimetières

La sensibilité croissante à l’écologie s’étend logiquement au domaine des obsèques. Un mouvement en faveur de funérailles écologiques émerge ces dernières années comme en témoignent en octobre 2017 la publication du livre Funérailles écologiques (Ed. Terre Vivante) et le dossier du magazine Kaizen, « vivre en paix avec la mort ».
La gestion des espaces verts au naturel peut se révéler délicate dans les cimetières, lieux auxquels les habitants sont particulièrement sensibles… en fonction de leurs propres représentations de la propreté, de la dignité, etc.
Les cimetières paysagers sont de plus en plus prisés. En attendant de nouveaux traitements des corps, cohérents avec le développement durable : l’humusation notamment, qui a également fait l’objet d’une publication récente.

  • Comment innover dans ces domaines, dans une approche de moyen ou long terme ?
  • Comment impliquer les citoyens dans cette évolution, pour répondre au mieux à leurs attentes y compris celles qui sont contraires aux nouvelles dispositions légales ?
  • Comment mieux intégrer la politique funéraire dans une approche pragmatique de la fin de vie, du domaine mortuaire et du « faire société ensemble à tout âge » ?

Les transitions d’équipe, service, groupement… vers un fonctionnement plus « organique »

Le déclic peut être un besoin de réadaptation ou la simple volonté d’aller vers le mieux.

  • Il s’agit de décrire le fonctionnement actuel en écoutant les parties prenantes internes et externes.
  • Cet audit participatif prend en compte un maximum de facettes.
  • Ceci permet une évolution concertée, collectivement impulsée de l’intérieur, dans l’intérêt des personnes, de l’entité, de ses partenaires et de son environnement.

A savoir !

Toutes les interventions sont préparées sur mesure. Une commande d’intervention peut concerner plusieurs domaines : ce croisement de perspectives sera d’autant plus favorable à l’innovation.

Modalités :

  • conférence (plus ou moins interactive)
  • atelier (plusieurs formules dont itinérance)
  • formation-action
  • mission d’accompagnement : audit participatif tourné vers l’action collective, engageant tous les acteurs en tenant compte des limites de leur disponibilité.

La qualité et l’efficacité des démarches reposent sur

  • d’une part des méthodes d’animation et de médiation (« d’intelligence collective »), stimulant les meilleures ressources de chaque personne. Il ne s’agit pas de séries de réunions mais de mise à contribution dynamique, motivante et valorisante,
  • d’autre part, la posture de « tiers facilitateur » garante du respect des personnes et de l’entité, sans a priori quant à ce qui résultera du processus.

Toute transition, tout changement suscite des résistances. Il importe de les prendre en considération afin de lever les obstacles, voire de les transformer en leviers d’évolution.

évolution

 

 

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pour 2017

voeux-anne-ambles-2017

Ou en pdf

Directive anticipée et testament : j’y pense et puis j’oublie ?

Ce n’est pas l’activité la plus réjouissante qu’on puisse imaginer.
Et si on s’y mettait à plusieurs, avec bon humour et bonne humeur ?

AnAm jaillissement printemps 2016 av-aq

« Dansez sur moi le soir de mes funérailles
Que la vie soit feu d’artifice

Et la mort un feu de paille »
Claude Nougaro Écouter, lire les paroles

Il semble que bien peu de gens soient complètement indifférents à ce qui se passera pour eux à la fin de leur vie, au moment de leur mort et après.

L’affichette de mon atelier sur ce thème

la plaquette concernant les ateliers apaisants (mars 2018)

Cet atelier peut être organisé chez vous, ou dans un lieu public près de chez vous, en coopération. Il peut faire partie d’un cycle de 2, 3 ou 4 ateliers, ce qui sera plus efficace.

Avez-vous pris des dispositions ? En avez-vous l’intention ? Voici quelques aspects :

  • quels traitements et interventions médicaux préférez-vous éviter en cas de maladie grave ou autre délabrement physique ou mental ? Où vous situez-vous entre l’hospitalisation systématique et mourir chez soi ?
  • avez-vous trouvé dans votre entourage la « personne de confiance » qui fera respecter vos choix si vous n’en êtes plus capable et si oui, l’avez-vous désignée explicitement ?
  • quel traitement du corps voulez-vous à partir du décès ?
    • soins (chirurgicaux et chimiques) de conservation ?
    • don d’organes ?
    • crémation ou inhumation ?
    • et tout ce qui en découle…
  • quel genre de funérailles souhaitez-vous ? Austères ? Joyeuses ? Simples ? Solennelles ? Intimes ? Religieuses ? Un rituel laïc ? A dimension spirituelle ?
  • avez-vous des orientations à transmettre pour faciliter le traitement de vos biens matériels (objets, propriétés, épargne…) et des éventuels écrits, photos, films et autres traces personnelles et familiales
  • si vous avez des enfants ou autres personnes à charge, avez-vous pris vos dispositions ?
  • qui doit exécuter vos « dernières volontés » et accompagner la succession ?
  • anticiper est une chose, s’orienter dans le labyrinthe des contrats et assurances obsèques en est une autre…
  • et plus en amont, avez-vous pensé à votre éventuelle perte d’autonomie et à la question souvent douloureuse de la maison de retraite ?
  • si vous en voyez d’autres, merci d’avance pour vos commentaires !

Quelles sont vos motivations pour anticiper ?
Contrôler, maîtriser le plus possible ? Limiter l’accablement de vos proches dans les moments difficiles ? Éviter les facteurs de discorde et de méfiance entre vos proches ? Avoir des funérailles sur mesure, à votre image, et que le traitement de votre corps déclaré mort respecte votre vision personnelle de la vie ? Contribuer à l’évolution des mœurs (très figées) dans ce domaine ?

Exemples pour les funérailles :
un homme d’âge mûr qui a choisi d’arrêter les traitements a voulu des funérailles « simples et joyeuses »…
Un jeune grand-père en pleine santé a tout prévu, jusqu’aux poèmes que devront lire ses enfants, et il les leur a déjà fait répéter…
D’autres préfèrent laisser entière latitude aux proches…

Êtes-vous partant-e pour un atelier créatif (ou plusieurs) pour réfléchir
à ce qui importe pour la fin de votre vie, et celle de vos ascendants ou similaires,
dans la bonne humeur et le bon humour ?
Préférez-vous une consultation personnelle ?

Anticiper plutôt que subir…
Réfléchir et signifier, quand il est encore temps…

La directive anticipée (ou les directives anticipées), qu’on appelle aussi « testament biologique », est la partie médicale du testament, des « dernières volontés ».

L’Association Médicale Mondiale en propose une synthèse très claire, engageant toute personne à spécifier ce qu’elle souhaite pour le cas où son état de santé se dégraderait au point de poser la question de continuer ou non les interventions thérapeutiques. Il est également très fortement conseillé d’actualiser cette directive en fonction des évolutions.

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Il importe d’écrire, ou à défaut de dire devant témoins, ce que l’on souhaite pour sa fin de vie et ce qui s’ensuit. Une fois qu’on a écrit, il faut dire à plusieurs personnes où se trouve cet écrit, et mieux leur en laisser une copie.

Concernant le testament (corps, personnes à charge et biens matériels), un dossier pratique officiel très complet est disponible. Voici en outre les conseils de Notaires de France.

Voyez-vous de qui est le testament ci-contre ?

Une formule à 26,92 € existe pour déposer chez le notaire son testament olographe, c’est-à-dire entièrement manuscrit par soi-même. Ce texte rejoindra le fichier central des dispositions de dernières volontés, consultable pour 18 €.

Vos commentaires et critiques seront les bienvenus !
Concernant cet article et les autres…

La diversité méconnue du monde funéraire – 2 : cercueils, linceuls, urnes

Ecoffin-model bamboo-ecoEcoffins, entreprise anglaise spécialisée dans les cercueils 100 % naturels et biodégradables, de fabrication locale ou de Chine ou d’ailleurs, issus du commerce équitable (première entreprise certifiée commerce équitable en RPC).Ecoffins-modele English Willow Round-colours

ecoffins-modele Garden

 

 

 

SunRising-model April

 

Des cercueils en osier local du Somerset (Grande-Bretagne), qu’on peut venir voir tisser…  ci-contre

Un cercueil en carton recyclé au logo du cimetière – réserve naturelle Sun Rising (« Soleil Levant ») en North-Oxford (Grande-Bretagne). Ci-dessous. L’urne similaire est cubique.

Sun Rising Hare cercueil.png

D’autres exemples britanniques de cercueils et capitons ou linceuls éco-responsables.

Alveus, coopérative funéraire belge, pour des funérailles bénéfiques à la société. Cercueil et linceul éco-responsables…

En Grande-Bretagne, le cercueil n’est pas obligatoire. De belles funérailles écologiques sont possibles dans un linceul naturel.

attelage linceul IMG_4134.JPG

 

My beautiful picture

My beautiful picture

 

Le centre de la Mort Naturelle offre un conseil neutre et propose de belles idées en images…